REPORTAGE AUDIO - Le Palais Bourbon avait des airs de salle de classes, samedi 5 juin. Chaque circonscription française était représenté par un « député junior » élu par sa classe (CM1, CM2). Sous la houlette du Président de l’Assemblée nationale, les 577 élèves de CM1, CM2 ont planché sur trois propositions de lois. [Diffusion à 17h45 le 5 juin 2008]
Et la version au journal de 19h sur France Inter. Présentation : Laetitia Gayet.
RENCONTRE - A l’occasion d’un travail sur l’histoire de Paris Match, nous avons rencontrer, Aurélie Lebelle et moi, Michel Peyrard, Grand reporter au magazine. Voici trois vidéos dans lesquelles il raconte la spécificité du journalisme de guerre et ses expériences au Rwanda en 1994 et en Afghanistan en 2001. Passionnant.
Les zones de conflit
Après un passage par le quotidien Libération, Michel Peyrard entre à Paris Match à la fin de l’année 1982. Il gagne la confiance de Roger Thérond, le directeur de la rédaction, qui l’envoie sur les zones de conflits au milieu des années 80 comme en Colombie, au Zaïre ou encore en Angola. Depuis, le grand reporter a couvert la plupart des guerres de la fin du XXe siècle, Yougoslavie, Afghanistan, Rwanda ou encore Irak, pays dans lequel il se rend tous les trois mois.
Quand on l’interroge sur le reportage le plus marquant de ses 26 ans à Paris Match, Michel Peyrard répond sans hésitation le Rwanda. Le 6 octobre 1994, l’assassinat du président Juvénal Habyarimana marque le début du génocide. Le 8 octobre, avec Nicolas Poincaré (France Inter) et Patrick de Saint-Exupéry (Le Figaro), Michel Peyrard fait partie des premiers journalistes à se rendre sur place.
Le 9 octobre 2001, Michel Peyrard est arrêté puis fait prisonnier en Afghanistan. Avec l’aide d’un journaliste pakistanais, Irfan Qureshi, il avait réussi à pénétrer dans le Kaboul des taliban, camouflé par une bourka.
Pour plus de détails sur Paris Match - l’histoire du magazine, les interviews d’Alain Genestar et d’Hubert Fanthomme (photographe), un diaporama des unes qui ont marqués l’histoire - cliquez ICI!
AUDIO - La Foire de Paris, le concours Lépine récompense l’inventeur de l’année. L’occasion d’y découvrir des inventions de toutes sortes, des plus utiles (comme un ordinateur destiné aux personnes âgées, récompensé cette année) aux plus originales, jaillies d’esprits quelque peu fantasque. Parmi elles, le stop bouchon…
[Diffusion le 4 mai 2008. Journal de 13h de France Inter. Présentation : Laetitia Gayet]
REPORTAGE PHOTO - Découvrir la petite ceinture de Paris, c’est explorer un espace abandonné. Débris, tags, copeaux de fer, abris désertés, le parcours donne une vision de Paris surprenant. Loin des traditionnelles cartes postales de la capitale.
Avec ses 23 kilomètres, la ligne ferroviaire fait pratiquement le tour de Paris entre la porte de Clichy au nord et le boulevard Victor au sud-ouest, en passant par l’est de Paris. Plus longue à l’origine, elle reliait les grandes gares de parisiennes entre elles et permettait le transport de marchandises. C’est en 1934 que la capitale décide de mettre fin aux trains de voyageurs. Motif : leur trafic n’a jamais représenté plus de 10% du total des transports urbains de Paris. Les trains de marchandises circuleront eux jusqu’au début des années 1990.
Depuis, les pouvoirs publics cherchent à réintégrer l’espace dans le maillage urbain. Plusieurs projets sont tombés à l’eau (faire passer le tramway sur la ligne), d’autres sont toujours à l’étude (piste cyclable, promenade plantée ou même un parcours hippique). Au final, à de rares exceptions, comme à l’extrémité du 15e arrondissement où la SNCF entrepose du matériel et des wagons, la ligne est inutilisée. Un terrain de jeu rêvé pour les grapheurs.
MÉDIAS - Première vient de lancer une nouvelle formule papier mais c’est sur internet que la bataille fait rage. Objectif, rattraper le retard pris sur Allociné, leader du marché.
« Les nouveaux concurrents sont sur internet. » Gérard Delorme, rédacteur en chef adjoint du magazine Première, l’affirme sans détours : « Même si Studio et CinéLive n’existaient pas, Première serait dans une situation difficile. » Car les ventes s’effritent d’année en année, malgré les nouvelles formules successives. Mais surtout le magazine du groupe Lagardère, No 1 dans son domaine depuis sa création en 1976, a raté son entrée sur le Web. Pris de court par Allociné, le site référence sur le cinéma. L’année dernière, Première décide de se relancer dans la course et remodèle son site internet. Dans une interview du 12 janvier, Jean-François Morisse, responsable de Premiere.fr, affiche la couleur : « l’objectif 2008 est de challenger toujours plus Allociné et d’asseoir la position de Premiere.fr.» Lire la suite…
PORTRAIT - Pour Julien Cholin, être militant communiste c’est lutter contre la dépolitisation rampante. Et même s’il n’a que 19 ans et a parfois « l’impression d’être seul au monde », il est sur tous les fronts. Sans compter son temps.
Son CV, Julien l’égrène à toute vitesse. Militant à Sud Étudiant. Militant au Parti Communiste. Étudiant en histoire à Tolbiac. Comédien au Conservatoire de Noisiel. Peluche de Gepeto à Disney land. Puis s’excuse : « je parle trop vite ». Rectification : il mitraille, oublie d’articuler, regarde à droite, à gauche, saute d’une idée à l’autre.
Reprenons. Julien Cholin est né à Saint Maur des Fossés (94) mais a vécu son enfance à Bayonne. Alors qu’il a douze ans, ses parents décident de revenir dans la banlieue parisienne, à Noisiel (94), pour monter un restaurant. Sans succès. « J’ai connu la dèche, raconte-t-il, c’est pour ça que je me sens proche de la classe populaire. » De sa jeunesse dans l’ « Aubervilliers de l’ouest », il a tiré sa rage contre l’attentisme : « Quand tu es allé au collège en banlieue, quand tu t’es fait racketter, soit tu glandes, soit tu t’engages. » Il dit « comprendre » les deux attitudes mais c’est la seconde qu’il a choisie. Son père, employé à Disney Land, admire le « style Sarkozy ». Lui opte pour l’extrême-gauche. L’ambiance à la maison ? « Ca a clashé le jour de l’élection présidentielle », admet Julien mais leurs relations restent « cordiales ». Read the rest of this entry »
INTERVIEW POLTIQUE : Damien Abad, Président des Jeunes Centristes et chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales dans la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Pensez vous que les enjeux nationaux vont dominer le scrutin municipal des 9 et 16 mars prochains ?
La dimension de politique nationale va avoir une influence uniquement dans les grandes villes, là où le rapport droite contre gauche a réellement un sens. En revanche, dans les villes de moins de 20 000 habitants, les enjeux seront très locaux. L’élection se jouera sur l’évaluation du bilan du maire sortant et sur les personnalités, pas sur des questions partisanes.
Va-t-il y avoir un vote sanction contre le gouvernement ?
Oui, mais il se manifestera surtout dans les grandes villes. Le Parti socialiste va bien sûr en bénéficier. Mais ce sont plutôt les extrêmes, notamment le Front national dont une partie des électeurs s’était portée sur Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle, qui vont se refaire une santé.
CRITIQUE CINEMA- Avec A History of violence, David Cronenberg s’était offert une deuxième vie. Fini les hallucinations, les transplantations ou les mutations physiques, retour à la réalité brute : un chef de famille, sous les traits de Viggo Mortensen, contraint de reprendre les armes pour mettre fin à son passé de tueur. Mise en scène sobre mais flamboyante, David Cronenberg renaît, loin de la perversité malsaine de Crash et de la torture psychologique infligée par Spider. Avec son dernier film, Les Promesses de l’ombre, il poursuit son entreprise d’épuration du style.
INTERVIEW - Depuis 1996, Karfa Diallo mène, avec l’association DiversCités, un combat pour la création d’un Mémorial de la traite des noirs à Bordeaux. Comme en 2001, ce franco-sénégalais de 36 ans prendra la tête de la liste Couleurs Bordelaises (qui avait réalisé 3,70% des voix). Au centre du projet pour les municipales, le travail de mémoire mais aussi la démocratie participative et le renouvellement de la classe politique locale. Rencontre à l’Utopia, son quartier général.
DECRYPTAGE - Fin de la revente à perte, libéralisation des ouvertures de grandes surfaces… C’est un Jacques Attali décomplexé qui a remis le premier rapport, le 15 octobre dernier, de la Commission pour la libération de la croissance française. Au menu, un retour des recettes libérales qui ne fait pas l’unanimité. Lire la suite…
ANALYSE - A l’image de son parti, Jacques Colombier, conseiller municipal Front national de la ville de Bordeaux depuis 1989, peine à trouver un second souffle après les revers électoraux de 2007. Lire la suite…
PORTAIT - « Fuir mes parents et mon école réac. » Après 20 ans à la Roche sur Yon, François-Xavier Rigaud claque la porte de l’Institut Universitaire catholique de Vendée. Direction Bordeaux, pour un Master en Histoire, puis Strasbourg. Le journalisme lui trotte dans la tête depuis quelques années : « une idée bien ancrée mais certainement pas une obsession » concède ce grand gaillard réservé. Il faut alors passer par la case concours (des écoles de journalisme.) Echec au premier essai. Qu’a cela ne tienne, il prend son sac à dos et s’envole avec son amie pour l’Afrique. Avec pour point de mire « la découverte de ces sociétés qui n’ont pas encore été bouleversées par la technique, qui gardent quelque chose de vrai. » Lire la suite…Read the rest of this entry »
REPORTAGE - « Gardons le cap. » Derrière le slogan du XIIIe congrès du FN, qui se tenait à Bordeaux ce week-end, se cache une autre réalité : des militants remontés contre la politique de Nicolas Sarkozy mais qui peinent à imaginer un FN sans Le Pen.Lire la suite…
REVUE DE PRESSE - “La guerre des prix” : L’article du 12 novembre dernier n’est pas classé dans les pages Economie du Journal du Dimanche mais bien dans la rubrique Culture… Car comme chaque automne, la remise des prix littéraires s’accompagne de son cortège de critiques et de polémiques.
Le cru 2007 n’a pas dérogé à la règle : surprises suspectes, accusations de manipulations et guerre entre les maisons d’éditions étaient au rendez-vous. Victime principale, Christophe Donner. L’auteur de Un Roi sans lendemain (Grasset), à qui l’on promettait le Renaudot depuis des mois, s’est insurgé contre l’attitude de Franz-Oliver Giesberg, fautif selon lui d’avoir « manipulé » le palmarès en élisant Chagrin d’école (Gallimard) de Daniel Pennac, qui ne figurait pas sur la liste des favoris. Attaques, répliques, toute la semaine la presse s’est faite l’écho de la querelle entre les deux écrivains. Et si, pour le journaliste Hubert Artus de la Rue de 89, il s’agit là d’une « petite polémique » qui a enflé dans le « milieu », Christophe Donner juge l’attitude du directeur du Point « dangereux pour la littérature française. »Lire la suite…
ANALYSE -En un an, la donne politique a changé à Bordeaux. La gauche a fait une percée inédite lors des dernières élections présidentielle et législatives. Avec l’annonce de candidature d’Alain Rousset, la réélection d’Alain Juppé n’est plus une simple formalité. Après sa défaite face à Michèle Delaunay et sa démission du poste de numéro 2 du gouvernement en juin dernier, le maire de Bordeaux n’a plus le droit à l’erreur. Lire la suite
AMBIANCE -L’exercice est simple : se poster discrètement dans un lieu de son choix et observer ce qui s’y passe, un stylo à la main et les cinq sens en eveil. Exemple ici, sur le parvis de l’Opéra Garnier, dans le IXe arrondissement, où deux agents de sécurité et un peintre se livrent à un étrange ballet…Lire la suite
COMPTE RENDU - Pour la première “Rencontre Sciences Po / Sud Ouest” de l’année cinq intervenants de marque ont planché sur le projet d’Union Méditerranéenne défendu par Nicolas Sarkozy. Si tous s’accordent sur la nécessité d’une telle union, des divergences sont apparues sur les formes qu’elle pourrait prendre.Lire la suite…
TROIS QUESTIONS A :Régine Monpays, directrice de l’Espace Brassens de Sète, à l’occasion de la manifestation “Montmatre fête Brassens” qui se deroulera à Paris du 12 au 14 octobre.Lire la suite…