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Zoom sur le 400m

février 28, 2010 · Pas de commentaire

Le 28 février, peu avant 16h, les hommes se sont affrontées sur 400m. L’ambiance était surchauffée.

 

Le tour de piste (deux tours en salle) s’est révélé être un des temps forts de la deuxième journée des championnats de France d’athlétisme. Après la finale femme remportée par Virginie Michanol, au tour des hommes.

Leslie Djhone, régulièrement finaliste dans les grands rendez-vous internationaux, est l’archi favori de cette course. Sans trembler, il a mené la course de bout en bout avec une foulée plus fluide qu’à l’accoutumée. Il n’a laissé aucune chance à ses adversaires du jour, Nicolas Fillon et Richard Maunier.

 

Leslie Djhone, athlète du Lagardère racing team, après sa série du 400m

Leslie Djhone, athlète du Lagardère racing team, après sa série du 400m

 

Record

A l’arrivée, Leslie Djhone rajoute un nouveau record à son CV: après le record du 400m en extérieur, il détient le record sur cette distance en salle. En 45”85, il efface Stéphane Diagana des tablettes. Il avait établit le record dans cette même salle de Bercy il y a 18 ans. « C’est symbolique de battre le record de Diag », déclare Leslie Djhone au sortir de sa course. Malgré cette bonne performance, le nouveau champion de France ne se rendra pas aux championnats du monde en salle à Doha : « Je préfère me concentrer pour cet été. J’ai de grosses ambitions pour les championnats d’Europe. »

 

Le relai 4X400m sera toutefois présent lors de cette compétition avec Nicolas Fillon, Yannick Fonsat, Richard Maunier et Hugo Grillas. L’athlète de l’Entente sud Lyonnais, spécialiste du 400m haies, a réalisé une belle course. Au couloir 1 il a réussi à remonter la plupart des autres coureurs pour se placer en quatrième position. Tiré par le rythme fou de Leslie Djhone, Hugo Grillas a même amélioré largement son record avec 47”35. Pourtant il s’est dit « pas trop content » de son 400m. « J’avais les jambes pour faire mieux », affirme l’athlète. L’an dernier il était monté sur la troisième marche du podium. On comprend sa déception. Mais sa course est prometteuse pour l’avenir.

Hugos Grillas, Entente Sud lyonnais, au départ de sa série du 400m

Hugos Grillas, Entente Sud lyonnais, au départ de sa série du 400m

 

 Légende: Hugo Grillas, Entente Sud Lyonnais, avant sa série du 400m

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Athlétisme: Les championnats de France élite en salle, acte II

février 28, 2010 · Pas de commentaire

Le 28 février était une journée dense. Entre finale de courses, perche et triple saut les spectateurs ne savaient pas où donner de la tête. Les belles performances se sont multipliées.

 

La journée de dimanche a commencé par l’entrée en lice des filles du pentathlon. Les combinardes ont tout donné. Leur leadeuse, Antoinette Nana Djimou Ida, est passée tout près du record de France de Marie Colovillé. Sur la dernière épreuve, le 800m, l’athlète du CA Montreuil 93 devait courir en moins de 2′23. Malgré les encouragements des spectateurs et des autres athlètes, elle a fini sa course en 2′23”72.

Les hommes, à l’heptathlon ont fini le travail commencé la veille. Ils ont fêté le sacre de Nadir El Fassi par un tour d’honneur très convivial, comme à l’accoutumée. Mais ce n’est pas dans ces épreuves qu’on attendait les stars. Le public du Palais omnisports de Bercy a d’abord célébré son héros du jour sur 400m: Leslie Djhone (voir article Zoom sur le 400m)

 

Le tour d'honneur des heptathloniens (le gagnant est le quatrième en partant de la droite)

Le tour d'honneur des heptathloniens (le gagnant est le quatrième en partant de la droite)

 

La jeune génération

Au niveau des courses, l’étoile montante du sprint français, le jeune Christophe Lemaître, a affronté le recordman de France, Ronald Pognon, toujours seul tricolore à être passé sous les 10 secondes au 100m. La jeune génération l’a emporté puisque Christophe Lemaître a gagné le 60m en 6”56.

 

Le podium du 60m

Le podium du 60m

 

Sur les haies, les jeunes pousses n’ont pas réussi à s’imposer face à l’impérial Ladji Doucouré. Il a enlevé le 60m haies en 7”58, meilleur performance de la saison, devant le jeune Garfield Darien. « Je suis contente de voir qu’il y a autant d’athlètes qui vont aussi vite », a confié le vainqueur.

 

Ladji Doucouré (maillot orange) salue ses concurrents après le 60m haies

Ladji Doucouré (maillot orange) salue ses concurrents après le 60m haies

 

Passage de relai

En triple saut c’est également l’expérience qui a parlé. Alors qu’on attendait Karl Taillepierre ou le facétieux Teddy Tamgho, Colomba Fofana a remporté le concours avec un saut à 17,16m. Teddy Tamgho acccompagnera tout de même le nouveau champion de France à Doha.

 

Par contre, en saut à la perche, Romain Mesnil semble avoir définitivement passé le relai à Renaud Lavillenie. Recordman français de la spécialité, le champion de France pour la deuxième année consécutive est encore jeune. A presque 24 ans, il saute régulièrement à 5m70. Il ira à Doha avec Damiel Dossevi.

Les perchistes ont offert un beau spectacle pour clore cette compétition. Les organisateurs espèrent obtenir autant de succès l’an prochain lors des championnats d’Europe en salle.

 

Renaud Lavillenie se prépare à sauter

Renaud Lavillenie se prépare à sauter

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Athlétisme: Les championnats de France élite en salle, Acte I

février 27, 2010 · Pas de commentaire

Ce week-end, les championnats de France d’athlétisme se sont déroulés à Bercy. Les athlètes ont ainsi testé la nouvelle piste. Les performances sont venues au rendez-vous.

 

La nouvelle piste de Bercy

La nouvelle piste de Bercy

 

 

 
Le 27 février les hommes forts de l’heptathlon ont inauguré la nouvelle piste de Bercy. Une odeur de neuf légèrement écœurante se dégage, un peu plus forte que celle des cahiers à la rentrée scolaire.
Cette compétition se veut une répétition des championnats d’Europe en salle qui se dérouleront dans cette enceinte l’an prochain du 4 au 6 mars 2011. Les athlètes avaient également l’occasion de se qualifier pour les championnats du Monde, en salle, de Doha à partir du 12 mars.
L’ambiance est donc à la fête, même si l’après-midi commence mollement. Le début des épreuves combinées et le lancer de poids féminin n’enthousiasment que les connaisseurs.

un concurrent au saut en hauteur

un concurrent au saut en hauteur

Le saut en hauteur réveille le public venu en nombre. Les 5 000 spectateurs tapent dans leur mains au rythme des courses d’élan. Abdoulaye Diarra et le champion de France, Mickaël Hanany, produisent le spectacle. Mais le vainqueur du jour ne réussit pas à battre son record de 2m32.
Ambiance de fête à Bercy.

Meilleur performance de la saison
Les sauts sont à l’honneur ce samedi. A la longueur, les hommes se sont surpassés pour offrir de belles performances. Salim Sdiri n’a pas déçu ses supporters, venus l’encourager avec une grande banderole. L’athlète de Lagardère Paris Racing, avec un superbe saut à 8,24m, est désormais crédité de la meilleur performance de la saison. Encourageant pour les championnats d’Europe cet été. Son compère Kafétien Gomis, licencié à Lille, s’est fait peur avec trois sauts mordus pour quelques millimètres près. Il a décroché la médaille d’argent sur son dernier saut en atterrissant à 8,21m. La deuxième performance de la saison.

Le podium du saut en longueur

Le podium du saut en longueur

 

Kafétien Gomis, Salim Sdiri et Arnaud Assoumani

Kafétien Gomis, Salim Sdiri et Arnaud Assoumani

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Un peu plus tard, les filles se sont également affrontées dans cette discipline. La revenante Eunice Barber, championne du monde de la longueur en 2003, a fini en deuxième position, juste derrière Vanessa Gladone. L’athlète du Val de Reuil s’est imposée grâce à un saut à 6m48. Son bond ne l’emmène toutefois pas à Doha. Les minima sont fixés à 6m60.

Eunice Barber toujours aussi déterminée

Eunice Barber toujours aussi déterminée

Tour de chauffe pour le 400m
Des courses se sont également déroulées dans l’enceinte du Palais omnisports de Bercy. Tandis que sur 400m et 800m hommes et femmes effectuaient un tour de chauffe, les choses sérieuses étaient au programme sur 200m et 1 500m. Imaad Hallay, de Athlétisme Metz Métropole, a remporté sans surprise le 200m dans un finish en lutte avec Bruno Naprix. Chez les filles, Lina Jacques-Sébastien a facilement gagné la finale avec près d’une seconde d’avance sur sa dauphine Cornnelly Calydon.

Pour le 1500m, pas de série. Dès le début de la course, trois filles se sont détachées: Fanjanteino Felix, Hind Dehiba Chahyd et Laura Miclo. Ces trois athlètes n’ont jamais été rattrapées et ont fini la course dans cet ordre là. Pendant sept tours et demi, les hommes ont bataillé. La course a finalement été remportée par Abdelkader Bakhtache qui sera présent à Doha dans deux semaines.
La journée s’est achevée avec le 60m haies féminin qui a vu la victoire de Alice Decaux en 8”06. Elle n’a pas eu à subir la concurrence de la redoutable Sandra Gomis, créditée du meilleur temps en série mais qui s’est blessée.

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Le défilé du nouvel an chinois

février 24, 2010 · Pas de commentaire

Dimanche 21 février, l’ambiance était à la fête dans le 13ème arrondissement de Paris. Parti à 13h30 de l’avenue d’Ivry, le défilé a effectué une boucle, en passant entre autres par la place d’Italie, l’avenue de Tolbiac et l’avenue Masséna, et s’est fini avenue d’Ivry.
Plus de 100 000 personnes sont venues observer la procession qui s’est inspirée des traditions chinoises:


Nouvel An Chinois 2010 – Paris Lion Sport
envoyé par Griffon93. – Regardez les vidéos des stars du web.

La fête était également ouverte avec d’autres cultures avec la présence par exemple de la fédération Carnaval tropical de Paris qui a égayé la fête de ses danses:


Nouvel an chinois 2010 à Paris
envoyé par Yann333. – Regardez d’autres vidéos de musique.

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L’année du Tigre commence

février 14, 2010 · Pas de commentaire

La place d'Italie le 14 février 2010

La place d'Italie le 14 février 2010

Aujourd’hui les Chinois avaient mieux à fêter que la Saint-Valentin: leur nouvel an. Le Tigre a remplacé le Bœuf. La place d’Italie, réputée pour abriter le quartier chinois, était pourtant bien calme aujourd’hui. Le défilé doit se dérouler dimanche prochain. Pour faire la fête aujourd’hui, il fallait se déplacer dans le IVème arrondissement.
En attendant, la mairie du XIIIème a prévu plusieurs manifestations. Une exposition de peinture et une exposition de photos sont ouvertes au public jusqu’au 18 février.

Cette fête tient une place importante dans la culture chinoise. Elle symbolise le renouveau, l’espoir de prospérité et la famille réunie. A cette occasion d’ailleurs, des migrations se produisent en Chine. Les familles se réunissent pour cette période.
De nombreux Chinois ont émigré en France et tendent à perpétrer cette tradition.

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Chinatown

février 8, 2010 · Pas de commentaire

Dans le 13ème arrondissement, rue d’Ivry, le dépaysement est garanti. Les commerces chinois sont légion et nous font voyager dans l’Empire du milieu. A quelques jours du nouvel an chinois, les préparatifs vont bon train.

Reportage en image.

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Du japonais à la brocante

janvier 31, 2010 · Pas de commentaire

Le 30 et le 31 janvier, l’enceinte du stade Charléty a accueilli une brocante professionnelle organisée par les époux Przybylak. Parmi les stands traditionnels de vaisselle et de meubles, un retient l’attention: l’étalage japonais de Gilbert Gonzalvez.

 

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L’odeur de praline grillée, toute chaude et sucrée, accueille les visiteurs du stade Charléty. Drôle de stand pour une brocante. Ils sont vite rassurés. Des objets qui sentent bon le rococo répondent à l’appel comme dans toute brocante qui se respecte. Des vieux livres dans des cartons ne demandent qu’à être touchés par les visiteurs, des pancartes d’un autre temps se laissent admirer.

Peu de visiteurs se trouvent dans les travées. Le froid a freiné les moins courageux de venir se balader.

Les marchands de vieillerie en profitent pour se retrouver et discuter entre eux. Alors dès fois on cherche qui vend tel luminaire ou tel vase, surtout que les emplacements ne sont pas toujours très bien définis.

 

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Des armures de samouraï

Un couple d’adolescent se promène distraitement entre les bijoux et les maquettes d’avion lorsqu’un objet retient leur attention. Une armure. « Tu veux pas t’acheter une armure », suggère la jeune fille amusée. Puis elle ajoute: « On dirait la Japan expo. » Elle a vu juste. Derrière cette armure « de samouraï  japonais », précise le vendeur, d’autres armures similaires et un stand d’objets consacrés au Japon et à sa culture.

Le brocanteur c’est Gilbert Gonzalvez. Ce petit homme rondouillard vit depuis plus de quarante années au pays du soleil levant. « Je suis allée au Japon pour la première fois dans les années 1960. Dans mon avion, il y avait des gens de Polytechnique, de l’Ecole Normale. J’ai retrouvé plusieurs de ces personnes sur ma route », raconte Gilbert Gonzvalez. Un béret beige enfoncé sur sa tête, ses grosses lunettes devant ses yeux, il relate son parcours. Après les Beaux Arts, en gravure du bois, il se rend au Japon. Là il fera du design, avant de devenir consultant et de travailler sur des tissus. Entre temps, il va éditer des revues. « Je me suis rendu compte du prix du papier et de l’encre », se souvient-il.

Gilbert Gonzalvez (à droite) et un client

Gilbert Gonzalvez (à droite) et un client

En 2007, un infarctus va l’obliger à ralentir ses activités. Le passionné du Japon vide ses tiroirs et se rend compte qu’il a plein d’objets de cette culture. Le voilà lancé dans l’aventure des brocantes. Il semble bien s’y plaire. Un sourire sur son visage et les yeux brillants, il répond aux questions des curieux. Toujours avec une extrême patience. Ils sont nombreux les visiteurs attirés par ce stand qui sort de l’ordinaire. Une petite bouffée d’exotisme avant de regarder la vaisselle d’à côté.

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Grève au KFC

janvier 23, 2010 · Pas de commentaire

Samedi 23 janvier, le Kentucky Fried Chicken (restauration rapide)  Boulevard Vincent Auriol (Paris 13) est en grève. Des client essayent de pousser la porte pour acheter des ailes de poulet ou autres mets bien gras. Peine perdu, le “restaurant” est fermé. Une petite pancarte de la taille d’une feuille A4 indique que le magasin est en grève. Pas une information en plus.

Une grève discrète donc qui touche également d’autres KFC de la capitale et même d’Ile-de-France depuis le milieu de la semaine. Les salariés réclament l’instauration d’une 13ème mois, d’une prime à l’ancienneté et la distribution de tickets retaurant. D’après le Figaro, ces revendications n’auraient pas été satisfaites par les patrons de la chaîne.

Alors, dimanche, le KFC Boulevard Auriol est toujours fermé. D’autres pancartes ont rejoint les premières. Elles expliquent les demandes des employés. Le client a pu satisfaire sa curiosité mais pas sa faim. En attendant la fin du conflit, les affamés n’ont que quelques pas à faire pour aller chez McDonald qui est ouvert.

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Donner votre sang qu’ils disaient

janvier 8, 2010 · Pas de commentaire

Du 28 décembre au 16 janvier, les bénévoles sont invités à donner leur sang place d’Italie (Paris 13). Une campagne courante mais nécessaire pour l’Etablissement français du sang.

Depuis le 28 décembre, l’Etablissement français du sang (EFS) a posé sa tente place d’Italie. « C’est un lieu de passage. Elle est visible, près du centre commercial. Et il faut de la place pour installer notre tente qui est grande », explique le Docteur Alain Collet, médecin chef de ce centre de collecte et médecin généraliste dans le 13ème . Ce genre de campagne s’avère courante car l’EFS a constamment besoin de sang. « Il existe des centres permanents, dans des hôpitaux, et nous tournons dans l’Ile de France », précise le Docteur Alain Collet. Il ajoute: « Nous organisons aussi des collectes dans des entreprises. Par exemple, dans le 13ème arrondissement, des équipes demandent leur sang aux employés de la Bibliothèque François Mitterrand ou chez Sanofis Aventis. »

Jusqu’au 16 janvier, les donateurs peuvent se présenter place d’Italie. Mais seuls les volontaires de 18 à 70 ans, pesant plus de 50kg peuvent donner leur sang. Des questions leur sont posées afin de prendre quelques précautions. Ainsi, il faut attendre une semaine avant de donner son sang si on a été traité par antibiotique. Et ne pas avoir la frousse. « Des gens ont peur de la piqûre ou de tomber dans les pommes à la vue du sang », rappelle Alain Collet.

Actuellement le centre reçoit une centaine de personnes par jour.

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L’éolienne, fruit de circonstances

novembre 30, 2009 · Pas de commentaire

L’éolien est connu depuis l’Antiquité mais ce n’est que depuis le 21ème siècle que cette énergie est utilisée pour produire de l’électricité. Plusieurs circonstances historiques ont favorisé son développement.

En 1966, intervient « la nomination de « Monsieur nucléaire », Marcel Boiteux, à la tête d’EDF », écrit le journaliste Phillipe Ollivier dans son livre. Pas étonnant dans ces conditions que la France ait préféré développer le nucléaire, suite au choc pétrolier de 1973, alors que ses voisins voisins européens misaient sur l’éolien pour produire de l’électricité. Et devenir indépendant énergétiquement.

Les Etats-Unis aussi testent l’énergie du vent mais renoncent rapidement devant l’échec de leur programme. Par contre, en 1981, la Californie soutient la production d’électricité par éoliennes. Elle doit arrêter en 1986. Les promoteurs ont abusé des subventions accordées en échange de la construction de tels engins. Mais ce programme a inspiré les gouvernements européens, le Danemark en tête. Ce pays scandinave se base alors sur l’éolienne de Gedser, construite en 1956-57 par l’ingénieur Johannes Juul.

Cet engouement prend fin au milieu des années 1980, même si certains programmes nationaux continuent.

photo du Point.fr

photo du Point.fr

Réduire les émissions de CO2

La deuxième vague apparaît au début des années 1990 avec le sommet de Rio de 1992. Cette fois c’est la conscience de l’environnement qui entraîne un regain d’intérêt pour les éoliennes. Le sommet de Rio amène au protocole de Kyoto de 1997. L’objectif de réduire les émission de CO2 est lancé. Les pays qui s’y engagent vont développer leurs énergies renouvelables. La France commence à s’y mettre. Elle n’attend d’ailleurs par les accords de Kyoto pour installer sa première éolienne, en 1991, à Port-la-Nouvelle. Mais son programme nucléaire reste prioritaire. Il faut attendre les années 2000 pour que l’énergie du vent arrive sur la scène française, sous l’impulsion de l’Union européenne. Une directive de Bruxelles impose aux pays membres un objectif de 22% d’énergies renouvelables afin de réduire les gaz à effet de serre. La France, dans un souci d’harmonisation européenne, imite les autres pays européen et se met à l’éolienne. Un système de subvention s’organise. Des lois et arrêtés régulent les rapports entre ce nouveau mode de production et EDF. Et la folie éolienne déferle sur la France, encouragée par quelques industriels qui ont compris qu’ils pouvaient se faire de l’argent, sous couvert d’idées écologiques. EDF également s’est converti à l’éolienne, délaissant quelque peu le nucléaire. Des accident se sont produits entre temps comme à la centrale nucléaire de Tokaimura au Japon, en 1999. Pour son image il vaut mieux miser sur le vent.

Eoliennes, quand le vent nous éclaire, éditions Privat, 2006.

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